La réunion informelle des ministres de l’agriculture de l’UE va offrir à chaque Etat membre l’une des dernières occasions de se positionner sur l’avenir de la Pac après 2013 en attendant d’entrer en novembre dans le vif de la réforme sur la base de la communication de la Commission européenne. Afin d’utiliser au mieux ces quelques heures de débats, où chacun peut s’exprimer librement, la présidence belge de l’Union a pris l’initiative de scinder les Vingt-sept en trois groupes de travail. Les observations et les attentes résultant de la consultation publique sur l’agriculture après 2013 serviront de toile de fond à ces discussions, où il sera beaucoup question de l’utilité et du rôle des deux piliers de la Pac, surtout du premier. La France et l’Allemagne, qui viennent d’arrêter une position commune pour ces négociations, ne devraient pas épiloguer outre mesure sur ce sujet sensible. Selon ces deux pays, la structure et la clé de répartition budgétaire ne requièrent pas de changement, à moins de constituer un avantage clair pour les exploitants, les zones rurales et l'environnement. Les Belges s’emploient aussi à faire progresser les discussions sur le dossier laitier afin que le Conseil agricole de fin septembre puisse dégager des éléments suffisamment forts des recommandations du groupe à haut niveau mis en place en octobre 2009 pour accompagner la disparition des quotas. Mais les Etats libéraux semblent irrémédiablement hostiles à toute dérogation au droit de la concurrence, seule manière pourtant d’équilibrer les relations contractuelles entre producteurs et laiteries et de renforcer le rôle des organisations interprofessionnelles.
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