Un consensus commence à se dégager sur les contours de la future Pac, celle qui doit être mise en œuvre en 2014. Bien sûr, le diable est dans les détails, et il faut attendre les propositions législatives que la Commission de Bruxelles doit présenter à l’automne pour pouvoir réellement évaluer les forces en présence. Sans parler des marchandages, budgétaires notamment, auxquels la négociation ne manquera pas de donner lieu. Reste que les grandes orientations dessinées par Dacian Ciolos en novembre semblent de plus en plus à même de servir de base à un compromis. Comme le montrent le rapport voté par la commission compétente du Parlement européen, ou bien celui adopté le même jour par la commission parlementaire spéciale chargée du financement de l’UE, ou même « l’approche conjointe » dégagée par Paris et La Haye si l’on en croit un communiqué du ministère français de l’agriculture. En résumé, il semble admis que les défis auxquels devra répondre la prochaine Pac justifient le maintien de son budget au moins au niveau de 2013. Mais à plusieurs conditions, parmi lesquelles un verdissement et une répartition plus équitable des paiements directs. Pour être acceptable, cette réorientation des soutiens devra toutefois être graduelle. Car c’est ensuite sa mise en œuvre qui risque d’être douloureuse et de provoquer des tensions, y compris à l’intérieur d’un même Etat membre.
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