Les experts de l’UE s’appliquent méthodiquement à préparer le terrain pour que les ministres de l’agriculture de l’UE soient en mesure de rendre des conclusions sur la réforme de la Pac après 2013 lors de leur prochaine réunion. L’exercice est malaisé car jusqu’ici la plupart des Etats membres ont surtout eu tendance à exposer leurs revendications particulières sans vraiment se soucier de celles des autres. Le décodage ne sera sans doute pas simple pour la Commission européenne qui va devoir présenter des propositions législatives suffisamment équilibrées pour que chaque pays, d’une façon ou d’une autre, puisse y trouver son compte. Dacian Ciolos, qui s’est beaucoup investi dans l’élaboration de sa communication sur l’avenir de la Pac, va devoir à présent trancher sur des sujets aussi sensibles que la répartition des paiements directs, le verdissement des aides agricoles ou encore le plafonnement des soutiens par exploitation, sans que les Etats membres aient dévoilé les concessions qu’ils sont prêts à accepter. Le temps des empoignades viendra donc inévitablement, même si, avant tout homme du consensus, le commissaire à l’agriculture tentera d’abord de privilégier la voie du dialogue avant d’aller à l’affrontement. Les précédentes réformes de la Pac, expliquent les observateurs, on été obtenues à l’arraché et dans une certaine confusion. Il n’y pas de raison, disent-ils, que celle-ci échappe à la règle.
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