L’ « appel de Paris pour une politique agricole et alimentaire commune », lancé par 22 Etats membres de l’UE à l’instigation de la France, se situe dans la lignée d’une série d’initiatives dont le but est essentiellement de prendre date avant que ne débute le vrai travail sur la Pac qui sera mise en œuvre en 2014. Il est aussi le moyen pour Bruno Le Maire, le ministre français, d’occuper la scène pendant que, sur ce dossier, Bruxelles fait relâche, dans l’attente de la prise de fonction du prochain exécutif européen. La France avait déjà lancé, dans le cadre de sa présidence de l’Union, les discussions préliminaires sur le futur de la Pac en septembre 2008 lors d’une rencontre ministérielle informelle à Annecy. La présidence tchèque les avait poursuivies à Brno en juin 2009, sous l’angle des paiements directs. La Suède, elle, s’attaquera à l’avenir de la politique de développement rural le 16 décembre à Bruxelles lors du dernier Conseil agricole sous sa présidence. Arrivera ensuite, le 1er janvier, la présidence espagnole de l’UE, qui soumettra en février un « document de réflexion » sur les « mécanismes de marché », puis dressera, lors de la traditionnelle réunion informelle des ministres, en mai, un bilan de ces différentes initiatives. Concrètement, le débat s’engagera vraiment lors de la présentation par la nouvelle Commission, au milieu de l’année prochaine, d’un document de consultation sur la Pac et le cadre financier de l’UE après 2013.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.