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Réforme des retraites : la MSA pointe de nombreuses limites

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Dans un communiqué le 2 février, le conseil d’administration de MSA « prend acte » du projet de réforme sur les retraites contenu dans le projet de loi de financement rectificative (PLFSS-R), examiné cette semaine par les députés de la commission des affaires sociales. Si la MSA se satisfait de plusieurs éléments (assouplissement de l’attribution de droits gratuits au titre du RCO pour les retraités actuels et futurs ; élargissement des droits liés à l’invalidité, au handicap et au minimum vieillesse), elle émet de nombreuses réserves. Tout d’abord, elle « regrette » les deux mesures phares du gouvernement : le relèvement de l’âge légal du départ à la retraite à 64 ans en 2030, et l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans dès 2027 (au lieu de 2035). De même, elle « regrette » que le relèvement de 100 euros du plafond de la pension majorée de référence (PMR) ne concerne que les futurs retraités agricoles, et non les retraités actuels.

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D’autre part, elle « alerte » sur les possibles effets défavorables de la réforme sur les femmes et les carrières longues. Elle demande la prise en considération des périodes de stage et d’apprentissage, ainsi que des périodes d’arrêt maladie ou accident pour les exploitants. Elle demande aussi « l’assouplissement » du dispositif de retraite progressive agricole, et attend des précisions sur le dispositif de l’usure professionnelle. Elle « regrette » qu’en cas de non-publication de l’index séniors par les entreprises, « le produit de la pénalité soit affecté à la Caisse nationale d’assurance vieillesse. Enfin, elle estime que « les nombreux renvois réglementaires rendent difficiles l’évaluation des effets financiers pour le régime ».

Demande l’assouplissement de la retraite progressive