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Sénat Réforme territoriale : Manuel Valls n'oublie pas les territoires ruraux

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La réforme territoriale passe en deuxième lecture devant le Sénat depuis le 28 octobre. En introduction, Manuel Valls a présenté ses orientations et n'a pas oublié de mentionner les « spécificités locales ».

Pour le Premier ministre, « la carte administrative de la France doit tenir compte des spécificités locales », a-t-il déclaré devant les sénateurs le 28 octobre en ouverture de l'examen en deuxième lecture de la réforme territoriale. « Un territoire rural, par exemple, ne fait face ni aux mêmes réalités, ni aux mêmes défis qu'une métropole », a-t-il continué. C'est pourquoi, Manuel Valls s'est engagé « auprès des élus de montagne, des élus des territoires ruraux, à adapter la réforme territoriale aux spécificités de leur territoire ». Il s'est aussi dit « favorable à de nouveaux transferts de compétences de l'Etat vers les régions en matière de développement économique, et à l'expérimentation en matière d'accompagnement vers l'emploi ».

Les maires ruraux de France (Amrf) l'avaient rencontré la veille pour lui faire part de leurs problèmes. « Nous voulons nous assurer que le rural ne sera pas oublié. Les communes souffrent d'un sentiment d'abandon. L'échelon départemental est tout aussi important car il représente la proximité », avait commenté un représentant de l'Association des maires ruraux de France le 27 octobre. Le jour du discours du Premier ministre, ils étaient près de 200 maires à s'être rassemblés devant le Sénat.

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13, 15, 17 régions ?

Le Premier ministre s'est dit favorable aux 13 régions votées à l'Assemblée nationale, alors que le Sénat en propose 15. À l'heure du bouclage, le Sénat n'avait toujours pas voté une nouvelle carte des Régions, le débat ayant été interrompu dans la nuit de mercredi 29 au jeudi 30 octobre. De son côté, l'Association des régions de France (ARF) a « salué » le discours de Manuel Valls dans un communiqué du 28 octobre. « Les régions, dans la proximité, seront les garantes d'un développement équilibré de leur territoire et de la redistribution des richesses vers les collectivités les plus fragiles », assure-t-elle.