«Les discussions sur la libéralisation du commerce international doivent être abordées progressivement en tenant compte des différentes réalités socio-économiques et environnementales et de la nécessité de faire coexister les divers modèles d'agriculture », soulignent dans une déclaration commune les dirigeants des organisations agricoles des pays membres du G-8 – Etats-Unis (représentés par la NFU), Canada (FCA), Japon (Zenchu), France (FNSEA), Allemagne (DBV), Italie (Coldiretti), Royaume-Uni (NFU), Russie (Russian Grain Union) – réunis les 18 et 19 mars à Rome par la Coldiretti.
« Les conditions doivent être créées pour une meilleure gestion internationale des stocks internationaux et pour permettre un meilleur équilibre de l’offre et de la demande afin d’améliorer la chaîne d’approvisionnement des pays en développement », estiment-ils aussi, affirmant que « des forces du marché non réglementées peuvent entraîner des coûts d’ajustement social inacceptables pour les exploitations familiales ».
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Les organisations professionnelles notent par ailleurs que « la relation entre agriculteurs et consommateurs doit être fondée sur une confiance constante », ce qui implique « des normes de sécurité alimentaires convenues sur une base scientifique, une traçabilité efficace, une législation transparente et une concurrence équitable sur les marchés internationaux ».
Cette déclaration commune a été remise au gouvernement italien qui préside actuellement le G-8, dont le sommet se tiendra du 8 au 10 juillet sur l’île de Maddalena et dont les ministres de l’Agriculture se réuniront du 18 au 20 avril.