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Edito Regroupement

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L'initiative est inhabituelle dans le monde des coopératives : voilà Tereos, leader français de l'économie sucrière, qui invite les administrateurs de Cristal Union à un mariage. Alors même que les dirigeants du second disent non à ces fiançailles. On se croirait dans l'univers des grandes entreprises cotées en Bourse, à la veille d'une OPA. Dans le monde des coopératives, agricoles notamment, les mariages sont plus souvent annoncés après leur consommation.

C'est dire à quel point la situation des marchés et la fin des quotas, dans le sucre en l'occurrence (les mêmes faits pourraient se produire dans le lait), rendent un secteur fébrile. Les entreprises souffrent, la rentabilité s'estompe, ici ou là des solutions sont proposées, regroupements notamment, mais refusés parfois pour ne pas perdre son indépendance, etc. Pour la filière betterave, un élément semble malgré tout faire l'unanimité : la mission diligentée par le ministre de l'Agriculture afin que la France reste le leader européen du sucre et saisisse toute occasion de développement hors d'Europe. Des initiatives seront sans doute proposées après que tous les acteurs aient donné leur avis.

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Ce qui se passe dans le sucre, secteur plutôt administré, à forte rentabilité en général, est symptomatique. Cela peut se passer et se passera sans doute dans d'autres domaines moins solides. Les forces industrielles doivent être regroupées et devenir capables de rivaliser avec la concurrence internationale. Dans la filière volaille, Sofiprotéol (devenu Avril) a accepté d'apporter ses actifs industriels à LDC. Mais ailleurs ? Ces regroupements ne s'imposent-ils pas dans… le vin, la viande bovine, le porc, les fruits et légumes et, bien sûr, le lait ? Il y en a eu. Il en faudra encore.