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Régulation mondiale

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A-t-on véritablement une chance d’obtenir une esquisse de régulation mondiale des grandes cultures comme la France va tenter d’en faire accepter le principe par le groupe des vingt premières puissances mondiales.
On a trop l’habitude de croire en France, tant est grande notre propre conviction, que le reste du monde devrait s’y conformer. Or, les logiques, les principes et les intérêts sont souvent aux antipodes de ce qu’on espère. Mettre la planète d’accord, alors qu’on y arrive à peine en Europe relève de l’exploit. Le ministre de l’Agriculture travail d’arrache-pied pour obtenir quelques assurances.
L’idée qui semble prévaloir, au-delà d’une plus grande transparence des informations et des transactions, concerne une régulation qui jouerait au sein de grandes régions homogènes de la planète. Le 12 janvier, devant Farre, Christian Jacob, qui doit avoir quelque influence sur le président de la république, évoquait longuement les travaux de l’institut Momagri sur cette idée de régulation régionale. En fait, l’idée initiale vient de Marcel Mazoyer, professeur à l’Ina-PG. Il partait du principe qu’on aurait résolu bien des problèmes si le monde se regroupait en unions économiques de pays homogènes. Toute la difficulté est bien de trouver des pays homogènes et capables de mettre en place non seulement de la régulation mais aussi – cela va de pair – des politiques et frontières communes. Cela s’est fait en Europe. Cela pourrait se faire en Amérique du Sud. Mais en Asie du Sud-Est ? Et au Moyen Orient ou au Maghreb déficitaires ? Le défi est loin d’être gagné.

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