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Reine de Dijon veut asseoir sa présence en grande distribution

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Le 3e fabricant de moutarde de Dijon fête dignement ses 180 ans, en relançant sa gamme de douze recettes élaborées à partir de graines à 100% d’origine française et en supprimant les conservateurs. La diffusion des produits est assurée actuellement à l’échelle régionale.

Comment fêter ses 180 ans, en restant fidèle à ses fondamentaux tout en répondant aux nouvelles attentes des consommateurs ? Reine de Dijon a trouvé sa réponse en repositionnant sa gamme de moutardes. « Notre nouvelle gamme compte douze recettes, toutes à partir de graines de moutarde françaises et sans conservateurs, ce qui correspond à ce que beaucoup de consommateurs veulent aujourd’hui », explique Luc Vandermaesen, directeur général. A côté des recettes classiques comme la moutarde de Dijon ou la moutarde à l’ancienne, la nouvelle gamme introduit des variantes plus originales : au piment d’Espelette, à la crème de cassis ou au poivre de Madagascar. Les travaux réalisés récemment dans l’usine, notamment l’installation d’un système de nettoyage des équipements, permettent la fabrication de produit sans conservateurs. « Les moutardes sans conservateurs peuvent perdre un peu de leur brillant et de leur piquant dans le temps, mais les consommateurs sont de plus en plus nombreux à s’en accommoder », poursuit le directeur général.

Avec cette nouvelle gamme à sa marque, Reine de Dijon veut mieux se faire connaître des clients de la grande consommation. La marque est aujourd’hui présente à l’échelle régionale et le but est de renforcer cette notoriété. « Nous visons à terme 1 million d’euros de chiffre d’affaires supplémentaire grâce à la nouvelle gamme », prévoit Luc Vandermaesen. Les ventes à la marque Reine de Dijon représentent actuellement autour de 3 millions d’euros chaque année sur un chiffre d’affaires global de 40 millions d’euros en 2019, réalisés à 50% avec les moutardes (marque propre et MDD) et 50% avec les sauces pour la restauration rapide.

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3e fabricant français après Unilever et l'Européenne de condiments

La moutarde, qui est la spécialité de la société depuis sa naissance en 1840, est un marché dominé en France par deux mastodontes : Unilever (Maille et Amora) et Kühne (propriétaire de l’Européenne de condiments), Reine de Dijon arrivant en 3e position. La société emploie aujourd’hui 160 salariés sur son site de Fleurey-sur-Ouche, près de Dijon, et écoule ses volumes (qui restent confidentiels) auprès de la grande distribution (à sa marque et sous MDD), de l’industrie et de l’export. « La moitié des ventes de moutarde se font à l’export, proche et lointain », précise Luc Vandermaesen. Avec une belle position dans certains pays. Par exemple, en Israël, les produits à la marque Reine de Dijon sont leader en grandes surfaces des moutardes de Dijon. Une fabrication spécifique est organisée afin de respecter le cahier des charges casher. « Les goûts des clients en termes de moutardes sont très étroitement liés aux traditions culinaires de chaque pays en Europe, où les recettes varient du tout au tout, mais nous arrivons toutefois à exporter, notamment vers l’Allemagne, où le marché est très spécifique d’une région à l’autre », explique Luc Vandermaesen. La société est d’ailleurs filiale de Develey, une ETI bavaroise familiale, spécialiste de la moutarde depuis 1845 avec plusieurs marques.