En 2022, l’excédent brut d’exploitation (EBE) a évolué positivement pour tous les maillons de la chaîne alimentaire (agriculteurs, industriels, distributeurs) par rapport à 2019, montre un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) transmis à la presse le 6 mars. Le service du ministère de l’Économie précise toutefois que « ces résultats agrégés masquent des disparités infra-sectorielles et ne permettent pas de conclure quant à l’existence de marges en forte hausse sur certains produits ». L’agriculture est le maillon qui voit son EBE le plus progresser sur l’année : +27 % par rapport à 2019. Les industries alimentaires, qui au premier semestre avaient perdu 16 points d’EBE par rapport à 2019, voient leur EBE rebondir de 50 % au second semestre, « effaçant ainsi les pertes par rapport à 2019 ». « Contrairement au premier semestre 2022, le secteur agroalimentaire ne contribue plus à absorber les hausses de prix au second semestre, note le rapport. Pour autant, le secteur n’a pas augmenté sa marge en 2022 et la hausse des prix s’explique à 85 % par celle des intrants. » Enfin, l’EBE de la grande distribution progresse de 9 % par rapport à 2019. « Son taux de marge serait 0,7 point au-dessus de son niveau d’avant-crise », ajoute l’IGF.
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