Dans un communiqué paru le 26 juin, la Coopération agricole (LCA) a fait état de ses attentes sur la loi d’urgence agricole, dont l’examen en séance publique au Sénat débute le 29 juin. Les coopératives souhaitent que soient prises en compte « l’obligation pour les distributeurs de justifier leurs demandes de déflation faites aux fournisseurs et l’amélioration de la clause de révision intégrée aux conditions générales de vente ». Par ailleurs, « la sécurisation des fournisseurs de marques distributeurs face aux appels d’offres répétés doit, coûte que coûte, être conservée dans le texte. » Un article du texte gêne en particulier les coopératives, celui permettant de terminer les négociations commerciales plus tôt pour les PME par rapport aux grandes entreprises. « Ce type de dispositif n’a jamais apporté de réponses à la hauteur de nos enjeux », juge sèchement LCA, qui voudrait plutôt que soit instaurée une différence de traitement en faveur des coopératives par rapport aux entreprises privées. Quant aux tunnels de prix, les coopératives souhaitent que leur mise en place soit une compétence exclusive des interprofessions sans que l’État puisse en décider.
CB