Le groupe français de vins et spiritueux Rémy Cointreau a dégagé au premier semestre 2008/2009 un bénéfice net en hausse de 26,7% à 48,3 millions d’euros. Le groupe confirme ainsi ses prévisions mais n’anticipe pas de progression organique de son résultat net courant pour l’ensemble de l’exercice à cause des surcoûts temporaires liés à la mise en place de son propre réseau de distribution.
Le groupe français Rémy Cointreau a enregistré une croissance organique en augmentation de 4,2% de son résultat opérationnel courant à 62,5 millions d’euros pour un chiffre d’affaires semestriel de 365,2 millions d’euros en progression organique de 4,6% par rapport au premier semestre 2007. Le groupe a annoncé une hausse de son bénéfice net en progression de 26,7% à 48,3 millions d’euros pour le premier semestre 2008/2009 clos au 30 septembre et confirme avec prudence ses perspectives pour l’ensemble de l’exercice. Ce premier semestre a été marqué par l’amélioration de la rentabilité du champagne, la bonne progression des cognacs très haut de gamme ainsi que la croissance soutenue de l’activité sur les marchés émergents notamment la Chine et la Russie. L’évolution dans les pays plus matures, comme le Royaume-Uni et l’Allemagne est restée satisfaisante. Concernant le cognac, la marque Rémy Martin a enregistré les meilleurs progressions en Chine et sur l’ensemble du sud-est asiatique tant en volumes qu’en valeur avec des investissements marketing en augmentation pour un résultat opérationnel courant à 41,8% en croissance organique de 16,6%. Pour les liqueurs et spiritueux, la marge opérationnelle courante (21,2% contre 25,5% l’an passé) est en repli du fait du moindre poids des ventes de Cointreau, marque à forte marge, dans un marché nord-américain plus morose. En revanche, les champagnes affichent de solides performances sur les deux trimestres et permet de générer une croissance organique du chiffre d’affaires de 6,5%. A noter que Piper-Heidsieck et Charles Heidsieck enregistrent de bonnes progressions au Japon, en Australie et dans plusieurs grands marchés européens comme le Royaume-Uni et l’Allemagne.
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Surcoûts temporaires
En septembre dernier, le groupe a signé un accord précisant les conditions de sortie de Maxxium BV. L’indemnité de résiliation de l’accord de distribution a été fixée à 224 millions d’euros et la valeur de rachat des titres détenus par le groupe à 60,4 millions d’euros. Au 30 mars 2009, Rémy Cointreau sortira de cette joint venture de distribution. Le groupe a fixé un plan de marche visant à mettre en place dans 38 pays un nouveau réseau de distribution « mieux adapté au positionnement premium de ses marques », indique le groupe dans un communiqué. Il en ressort que plus de 80% de l’activité sera contrôlée directement par des filiales tandis que le reste des marchés fera l’objet d’accords bilatéraux avec des distributeurs nationaux. Reste que Rémy Cointreau n’anticipe pas de progression organique de son résultat opérationnel courant compte tenu des surcoûts liés à la mise en place de ce nouveau système.