Le Français Rémy Cointreau redouble d’ambitions en Pologne, marché à fort potentiel. Pour ce faire, il échange sa joint-venture polonaise Bols sp.zo.o. contre une entrée au capital du leader du marché local, l’américain CEDC qui, dans le même temps, pose sa candidature au rachat du Polmos Bialystok.
Rémy Cointreau vient d’annoncer qu’avec son partenaire polonais Takirra il s’apprêtait à entrer au capital du groupe américain CEDC à hauteur d’environ 10% chacun, en lui cédant en contrepartie leur société commune de production et de distribution Bols en Pologne.
Le groupe CEDC, premier distributeur de vins et spiritueux en Pologne et coté au Nasdaq de New-York, financera en cash entre 40% et 55% de cette transaction, évaluée au total à 265 millions de dollars, selon un communiqué de Rémy Cointreau.
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Un accélérateur pour les marques internationales du groupe
Cette alliance permet à CEDC de produire et d’exploiter les marques Bols Vodka, Soplica et Niagara en Pologne et en Russie et à Rémy Cointreau de renforcer la distribution de ses marques internationales, telles que Rémy Martin, Cointreau, Bols liqueurs, Piper-Heidsieck et Metaxa, en s’adossant au réseau de distribution de CEDC. Sous réserve de la réalisation de conditions préalables, notamment l’approbation de la transaction par les autorités polonaises de la concurrence, ce projet devrait prendre effet au troisième trimestre 2005. «A l’heure où l’industrie et la distribution polonaises de la vodka sont en pleine mutation, ce partenariat unique, qui réunit trois acteurs majeurs du secteur, offre à chacun d’entre eux de remarquables perspectives de développement dans une zone à fort potentiel. Notre objectif est de créer de la valeur pour nos actionnaires», a déclaré Jean-Marie Laborde, directeur général de Rémy Cointreau.
Dépôt d’une offre sur le Polmos Bialystok
CEDC a, d’autre part, annoncé qu’il avait déposé une offre pour la reprise de 51% du capital de Polmos Bialystok, dans le cadre du second tour de la privatisation mise en oeuvre par le gouvernement polonais qui l’oppose notamment au groupe français Belvédère.