« A côté de la mise en place des droits à paiement unique (DPU), la conditionnalité ce n’est rien ! », a résumé Luc Guyau, président de l’APCA, lors des vœux à la presse le 6 janvier. Alors que près de 1 200 réunions rassemblant entre 100 à 250 personnes ont été organisées dans les campagnes pour expliquer cette nouvelle réforme de la Pac, Luc Guyau demande au ministre de l’Agriculture de « renégocier certaines choses pour que cela soit gérable ». Le risque, si rien n’est fait, est « une politique de tribunaux permanents ». Luc Guyau attend aussi une volonté politique forte de la part du ministre au sujet de la loi d’orientation.
Quand on ne demande rien, on n’obtient rien. Partant de ce principe, Luc Guyau demande au ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, de « renégocier» à Bruxelles « certaines choses » pour que la mise en œuvre des DPU (droits à paiement unique) soit « gérable». « A chaque nouvelle réunion avec le ministère de l’Agriculture, on sort avec une question supplémentaire à ce sujet», résume Luc Guyau. Le risque, si rien n’est fait, est la « suradministration» et une « politique de tribunaux permanents», prédit le président de l’APCA. En terme d’accompagnement de la mise en œuvre de la Pac, le réseau des chambres d’agriculture et les DDAF ont organisé quelque 1 200 réunions qui ont rassemblé entre 100 et 250 participants.
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Une volonté politique
Au chapitre de la loi d’orientation agricole, Luc Guyau attend « une volonté politique » de la part de Dominique Bussereau sur l’accès au foncier, le statut de l’exploitation agricole et le revenu. « S’il n’y croit pas, il n’y a pas besoin de faire la loi», résume-t-il. « Si on arbitre tout avant, on ne va pas y arriver», prévient aussi Luc Guyau qui souhaite au préalable un accord « sur l’exposé des motifs » de la loi. Attention à ne pas tomber dans les travers de la loi des affaires rurales, avec énormément d’amendements. « Je ne veux pas que la révolution se fasse entre 4 députés sur un coin de table », a conclu Luc Guyau qui s’est également ému de la situation en Asie du Sud Est. Cette catastrophe « tombe sur ceux qui sont déjà dans des situations précaires, a-t-il ajouté. Il faut réfléchir dans le cadre de nos relations avec la FIPA et la FAO à la reconstruction de l’agriculture de ces pays».