Des règles plus strictes vont être prises par l'UE pour reprendre ses importations d'agrumes d'Afrique du Sud provenant de zones touchées par la maladie des taches noires, suspendues depuis novembre. Elles sont encore jugées insuffisantes par les producteurs européens.
Le Comité permanent européen sur la santé des végétaux a donné son aval le 27 mai aux propositions de la Commission de Bruxelles visant à renforcer la protection de l'UE contre les importations d'agrumes sud-africains porteurs de la maladie des taches noires (1). Les organisations et coopératives agricoles des Vingt-huit (Copa-Cogeca) considèrent que ces mesures « ne sont pas suffisantes ».
Bruxelles « n'avait pas d'autre choix »
Les nouvelles mesures de contrôle imposent notamment à l'Afrique du Sud de recenser les traitements chimiques des agrumes, d'organiser des inspections dans les vergers et de procéder à des tests systématiques sur les cargaisons (au moins 600 de chaque type de fruits par 30 tonnes). Elles s'appliqueront également aux agrumes destinés à la transformation. « L'UE n'avait pas d'autre choix que d'imposer un régime plus strict d'inspection », après la découverte « d'un nombre élevé d'interceptions récentes de fruits infectés » à l'entrée dans l'UE, a souligné le commissaire à la santé, Tonio Borg. L'année dernière, 36 cargaisons infectées avaient été détectées, et l'UE avait imposé en novembre un embargo ne portant que sur la récolte 2012-2013 dont les stocks se terminaient.
Insuffisant, selon les organisations agricoles des Vingt-huit
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Tout en reconnaissant que ces règles constituent « une étape qui améliore la situation actuelle », le Copa-Cogeca a demandé à la Commission de prendre des mesures supplémentaires « qui s'appliqueront automatiquement afin de restreindre les importations en provenance de l'Afrique du Sud si plus de 6 saisies (d'agrumes porteurs de la maladie des taches noires) sont réalisées, comme l'a recommandé l'Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments) ».
« Nous ne voulons pas la même situation que l'année dernière, quand, après quelque 40 saisies, l'UE a pris des dispositions alors que la campagne d'exportation était terminée », ajoutent les organisations et coopératives agricoles.
(1) Voir n° 26/05/14