Le groupe français de spiritueux Pernod Ricard cherche à se réorganiser à la suite de mauvais résultats liés à la baisse de l'activité en Chine. Il pourrait supprimer 60 postes dits de support dont de « possibles licenciements » sur ses sites de Créteil et Marseille, a-t-il annoncé mardi à l'AFP, à la suite d'une information de l'Usine Nouvelle. « Le périmètre concerné par cette réorganisation concerne 156 postes dont 60 seraient détruits, majoritairement à Créteil » dans le Val-de-Marne, siège de Pernod, a indiqué un porte-parole détaillant le plan présenté le 5 juin aux partenaires sociaux et qui reste à discuter et valider, sans doute d'ici « fin octobre-début novembre ». Au terme de cette réorganisation, « 30 postes resteraient à Créteil et 66 seraient déplacés de Créteil à Marseille », a-t-il ajouté. Mais « on garde bien les deux entités juridiquement distinctes avec leurs réseaux commerciaux distincts et concurrents. Il s'agit d'un rapprochement des fonctions support, essentiellement Ressources humaines, finances, comptabilité et moyens généraux » a-t-il souligné. Le siège de Ricard à Marseille emploie environ 850 personnes et celui de Pernod, à Créteil, en compte 690. Les postes supprimés concerneraient essentiellement des cadres et employés. Cette réorganisation s'inscrit dans le cadre de son plan Allegro, destiné à poursuivre l'amélioration de l'efficacité opérationnelle du groupe et annoncé lors de la publication des comptes semestriels en février dernier. Ce plan qui doit générer des économies récurrentes de 150 millions d'euros à horizon trois ans, devait être dévoilé à l'automne prochain, à l'occasion de l'annonce des comptes annuels.
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En 2012/2013, Pernod Ricard a réalisé un chiffre d'affaires de 8,575 milliards d'euros (+4%) et un résultat opérationnel courant de 2,23 milliards (+6%).