En souhaitant rouvrir le rapport de la Comagri sur les plans stratégiques, LREM s’intéresse notamment aux questions des actifs agricoles, du plafonnement des aides et des critères de distribution (emploi ou hectares). « Les aides seront simplifiées et orientées en priorité vers les exploitations à taille humaine », indique Renaissance dans son programme. Devant le SNPar, Jérémy Decerle avait précisé vouloir « diminuer les soutiens donnés aux hectares et les réorienter vers l’activité humaine ». Pour cela, la liste plaidera notamment pour une « redéfinition de l’actif agricole ».
Jérémy Decerle souhaite travailler sur « un cadre européen de définition de l’exploitant agricole ». Pour cela, des critères comme « les capacités professionnelles, le temps donné à l’activité agricole et le revenu agricole qui est tiré de l’activité » devraient être pris en compte. « Notre idée est que des personnes comme la reine d’Angleterre ou le prince de Monaco ne puissent plus bénéficier d’aides agricoles », explique-t-il. Devant le SNpar il avait également précisé être favorable à ce que soit exclues du champ des aides Pac les personnes « qui héritent de terre agricole et font faire le travail à façon ».
LREM n’est pas le seul parti à insister sur cette question. Dans la même veine, le Rassemblement national souhaite également « redéfinir » la notion d’actif agricole, afin « d’éviter les effets de rentes ». « Il faut à nouveau dépenser l’argent de la Pac pour le revenu de nos agriculteurs », affirme Hervé Juvin, qui se dit par ailleurs favorable à des aides à « l’activité ».
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À gauche, la demande de redistribution est plus forte. LFI demande un plafonnement des aides à 100 hectares, mais aussi un maximum de 60 000 euros par actif agricole, explique la candidate sans toutefois définir clairement ce qu’elle entend par actif agricole. EELV veut les conditionner aux « unités de main-d’œuvre », et non plus en fonction des hectares. « Pour le moment on donne 80 % de la PAC, aux 20 % des agriculteurs les plus gros et les moins vertueux », déplore ainsi Yannick Jadot. Ils proposent un triplement des aides aux 52 premiers hectares et un bonus au salarié employé.
« Que des personnes comme la reine d’Angleterre ne puissent plus bénéficier d’aides agricoles »