Réagissant à un rapport publié par le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) qui confirme la responsabilité du secteur agricole dans la prolifération des algues vertes, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir enfonce le clou. Elle demande à Stéphane Le Foll de « relancer en le renforçant le plan gouvernemental 2010/2015 de lutte contre les algues vertes » et à Bruxelles de durcir la réglementation et les contrôles pour orienter les modes de fertilisation vers des pratiques s’inspirant « de l’agriculture intégrée et de l’agriculture biologique ». Le rapport a été établi par le CGEDD et le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux à la demande des ministère de l’Ecologie et de l’Agriculture, en réponse à la contestation par les acteurs agricoles, notamment syndicaux, des fondements scientifiques qui sous-tendent les plans algue vertes. Les experts sollicités ont passé en revue la littérature scientifique et concluent : « Aucun des facteurs physiques (lumière, température, pluviométrie, hydrodynamique côtière) comme biologiques et écologiques (espèce d’ulve, faune herbivore, effet des perturbations comme les marées noires) [ne peut] expliquer de telles proliférations. Par contre, parmi les facteurs chimiques, les apports au milieu marin d’azote et de phosphore (…) sont impliqués fortement. » Parmi les sources possibles, la conclusion est clairement énoncée : « La part agricole représente au moins 90% des apports azotés et ne semble pas régresser. Elle est de 50 à 60% pour le phosphore, en croissance relative du fait des efforts en cours sur les réseaux d’assainissement. Il apparaît donc que la réduction des apports azotés liés aux activités agricoles et d’élevage reste l’objectif le plus pertinent pour limiter la prolifération des algues vertes. »
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