La catastrophe a été évitée en 2009 ; simplement, on a (re)découvert ce qu’est la récession. L’enchaînement de la crise financière de 2008 et de la crise économique de 2009 permet-il de prévoir à coup sûr la reprise en 2010 ? En tout cas, la Bourse l’a anticipée, peut-être exagérément lors de son sprint des derniers mois. Et les indicateurs de croissance se dessinent maintenant, en effet, mais très modérément. Ce qui est sûr, c’est qu’il faudra pour qu’elle se confirme savoir lui trouver un nouveau moteur lié à l’économie réelle. En 2009, ce sont les interventions de l’Etat à travers les largesses accordées aux banques et les plans de relance qui ont évité le pire. Et rien de tel ne se retrouvera en 2010. Le pouvoir d’achat a été préservé grâce à quelques mesures étatiques et surtout au retour de balancier sur le front des prix : la décrue des matières premières et la pression concurrentielle ont entraîné des baisses dans la distribution, infligeant un démenti aux habituels Cassandres qui brandissent le spectre du retour de l’inflation.
De là à regretter 2009, il n’y a qu’un pas car, cette fois, c’est la montée du chômage qui risque d’avoir raison du moteur de la consommation, à un moment où précisément semblent réapparaître de nouvelles tensions sur les denrées de base et sur l’énergie.
Pour les entreprises, que l’absence de croissance a forcément fait souffrir, la situation est contrastée : certaines, surtout parmi les plus grandes, ont su réduire leurs stocks, leurs effectifs et leurs coûts, ce qui permet d’anticiper des résultats meilleurs l’année qui vient, mais beaucoup n’ont pu que sacrifier leurs marges et – ce qui est plus grave à terme - leurs investissements.
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