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UE/Mercosur Reprise « constructive » des négociations malgré le problème argentin

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« Il y a eu un échange très constructif et une claire volonté d'avancer », a affirmé le chef de la délégation européenne, Joao Aguiar Machado, à l’issue d’une réunion destinée à relancer les négociations commerciales entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay), le 2 juillet à Buenos Aires. L’ambiance de ces pourparlers a été quelque peu gâchée par le différend sur les mesures instaurées récemment par l’Argentine et jugées protectionnistes par Bruxelles. Un problème que l’Union a soulevé lors d’une session du Conseil du commerce des marchandises de l’OMC, le 5 juillet à Genève.

«Nos objectifs ont été largement atteints lors de ce premier round », a assuré le chef de la délégation européenne après la reprise des pourparlers entre l’UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay) pour la conclusion d’un accord de libre-échange redouté par le secteur agricole européen. 
Bruxelles avait pourtant souligné le 29 juin l'impact sur ces négociations de mesures mises en place récemment par Buenos Aires et jugées protectionnistes. « Si les mesures persistaient, les négociations avec le Mercosur seraient nécessairement affectées », avait dit le commissaire européen à l’agriculture, Dacian Ciolos (1).
La ministre argentine de l'industrie, Débora Giorgi, a de nouveau rejeté ces accusations le 2 juillet, soulignant que les importations de produits alimentaires en provenance de l'UE avaient « augmenté de 24 % au cours du premier semestre » en Argentine, totalisant « 64 millions de dollars ».

Préoccupations partagées à l’OMC

Les exportateurs européens accusent l'Argentine de délivrer au compte-goutte, depuis peu, les permis de circulation de produits agroalimentaires importés sur son sol, et seulement dans les cas où il n'existe pas de produits équivalents élaborés sur place.
Lors du Conseil agricole des Vingt-sept, le 29 juin à Luxembourg, la question avait été abordée par la Grèce qui ne parvient plus à écouler ses pêches en boîte vers l'Argentine.
Le problème a été soulevé par l’UE lors d’une session du Conseil du commerce des marchandises de l’OMC, le 5 juillet à Genève, mais il ne s’agissait pas à ce stade d’une plainte formelle.
Les préoccupations européennes auraient été partagées par plusieurs autres participants, Canada, Colombie, Australie, Japon, Suisse, Norvège ou encore Etats-Unis.

(1) Voir n° 3259 du 05/07/10

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