Le groupe Panzani a affirmé qu’il avait déjà réinjecté dans le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) les indemnités d’assurances (11,7 millions d’euros) sur lesquelles les salariés de l’usine Lustucru à Arles, fermée depuis les inondations de décembre 2003, comptaient pour financer leur projet de reprise. Le groupe précise également qu’il envisage de déménager les équipements du site pour des raisons de « sécurité » et de protection de « brevets ». Les indemnités d’assurance ont ainsi permis aux 146 salariés de l’ancienne entreprise de reconditionnement de riz, « de doubler les indemnités de licenciement, d’allonger les congés de reclassement des personnels et de financer les périodes d’essai et de formation des salariés qui souhaitaient aller travailler dans une autre entreprise », fait valoir un dirigeant de Panzani. « Nous vivons une ambiguïté entretenue par ce projet de reprise, a-t-il encore indiqué, mais nous sommes extrêment dubitatifs sur la viablité de ce projet dans un marché national extrêmement concurrentiel». Les pouvoirs publics ont laissé jusqu’à la fin décembre aux salariés pour présenter leur projet de reprise, sous forme de société coopérative ouvrière de production.
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