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UE/Japon Reprise des échanges de viande bovine

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Alors que le Japon vient de rouvrir son marché à la viande bovine française et néerlandaise, l’UE a décidé d’autoriser les importations de bœuf japonais.

Les commissaires européens chargés du commerce, des consommateurs et de l’agriculture, ont salué le 6 février, dans une déclaration, la levée, au 1er février, de l’interdiction d’accès de la viande bovine française et néerlandaise sur le marché japonais (1). Un embargo frappait l’ensemble des importations en provenance de l’UE depuis la crise de l’ESB en 2001.
« Il s’agit d’une première étape positive, bien qu’elle ait pris plus de temps que souhaité », tempèrent Karel De Gucht, Tonio Borg et Dacian Ciolos ». La décision de Tokyo « envoie un signal encourageant aux autres États membres (...) dont le niveau également élevé de sécurité alimentaire a déjà été reconnu internationalement par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) », poursuivent-ils. « L’UE attend donc que l’ouverture du marché japonais « soit élargie pour inclure aussi » les autres pays de l’UE.

Bœuf de Kobé

Les trois commissaires européens soulignent que cette ouverture « adresse aussi un signal important aux partenaires commerciaux de l’UE en Extrême Orient et à travers le monde » et « montre que les obstacles non tarifaires peuvent être surmontés sur le marché japonais , au moment où l’UE et le Japon se préparent pour la négociation d’un accord de libre-échange ».
Ils saluent par ailleurs l’approbation, le 6 février, par les experts des Vingt-sept réunis au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire, d’une proposition autorisant les exportations japonaises de viande bovine sur la marché communautaire, « dont celles de produits reconnus comme le boeuf de Kobé ». Cette proposition reconnaît notamment la validité d’un plan japonais de surveillance des substances et résidus dans la viande bovine. En 2010, la Commission avait envisagé l’autorisation des importations de boeuf en provenance du Japon, mais la procédure avait été suspendue du fait d’une flambée de fièvre aphteuse dans ce pays.

(1) Voir n° 3384 04/02/13

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