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Vins et spiritueux Reprise des exportations sur le premier semestre 2006

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Les exportations françaises de vins et spiritueux ont connu un bon début d’année, grâce notamment au redressement des bordeaux portés par un excellent millésime. Cependant, cette embellie, qui est aussi due au cognac et à la vodka française, ne concerne pas tous les vignobles.

Sur les cinq premiers mois de 2006, les exportations progressent de 18,6% en valeur par rapport à la même période de 2005, a-t-on appris le 2 août auprès de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS). La Fédération table pour le premier semestre sur des exportations proches de 4 milliards d’euros (près de + 20%). Le record historique de 2003 (7,81 milliards) pourrait donc être battu à la fin de l’année si la tendance se poursuit.

« Ce bon démarrage de l’année est surtout dû au cognac, au champagne, à la vodka, mais aussi aux grands crus de bordeaux 2005 qui a été un très bon millésime », a souligné Renaud Gaillard, directeur général adjoint de la FEVS.

Pour lui, la bonne nouvelle réside surtout dans le fait que « la France, qui a toujours été excellente dans les vins très haut de gamme, redevient compétitive sur les marchés extérieurs dans la gamme moyenne ».

Engouement pour les vins du Sud Ouest

La situation, suivant les régions viticoles, est toutefois très contrastée. Alors que les bordeaux connaissent une progression étonnante (+40,9 % en valeur) tout comme les côtes du Rhône (+39,3 %) et les cahors (+38,6 %), les bourgognes progressent de 9,6 % et les vins d’Alsace de 6,4 %. Ceux qui profitent le plus de cet engouement, notamment de la part des Nord-Américains sont, pour les bordeaux, les graves et pessac (+60,1 %), les saint-emilion (+47,3 %) et les médoc et haut-médoc (+30 %).

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Par contre, d’autres régions continuent de souffrir comme le Val-de-Loire (-6,5 %), le Bergerac (-3,8 %), le Beaujolais (-5,0 %) et le Languedoc-Roussillon (-0,5 %).

Le champagne – porté par les Asiatiques, notamment les Chinois – poursuit son ascension (+21,6 % en valeur et +13,3% en volume).

L’Amérique du Nord en tête des achats

Même si les achats de tous les continents progressent, ce qui n’était plus arrivé depuis 2003, l’Amérique de Nord tire le plus la croissance (+40 % en valeur). Ce phénomène est dû au succès grandissant du cognac (+21,5 %) que l’armagnac a du mal à suivre (+3,6 %). Mais aussi à l’accueil reçu aux Etats-Unis par les vodkas françaises haut de gamme, comme « Grey Goose » produite en Charente par le groupe américain Bacardi, qui a conquis outre-Atlantique la place de leader dans ce créneau.

Le renouveau des exportations françaises de vins et spiritueux, qui s’était fait sentir dès le second semestre de 2005, profitera au commerce agroalimentaire français, dont elles représentent seulement 20 % de la balance commerciale, mais 90 % de l’excédent. Pour les quatre premiers mois de 2006, le solde positif du commerce des vins et spiritueux s’est élevé pour la France à 2,9 Md contre 2,3 Md euros pour la période corresponsante de 2005.