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Résidus de pesticides : résultats satisfaisants aux yeux de l'Efsa

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Le dernier rapport (2017) de l’EFSA sur les risques alimentaires liés aux résidus de pesticides dans les aliments montre que, pour les échantillons analysés, la probabilité que les citoyens européens soient exposés à des niveaux susceptibles d’entraîner des effets négatifs sur la santé reste faible.

Conformément au règlement 396/2005 (limites maximales applicables aux résidus de pesticides présents dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux d’origine végétale et animale), les États membres de l’UE sont invités à partager les résultats de leurs activités de contrôle officiel et d’autres informations pertinentes avec la Commission européenne, l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) et les autres États membres. En 2017, 12 produits alimentaires ont été examinés : oranges, poires, kiwis, choux-fleurs, oignons, carottes, pommes de terre, haricots (séchés), grains de seigle, grains de riz décortiqués, graisse de volaille et de mouton. Les échantillons prélevés ont été analysés pour 171 pesticides, dont 149 dans des aliments d’origine végétale, 8 dans des aliments d’origine animale et 14 dans des aliments d’origine végétale et animale. Des 11 158 échantillons analysés dans ces denrées alimentaires, 7 236 (soit 64,9 %), ne contenaient pas de niveaux quantifiables de résidus ; 3 743 (soit 33,5 %), contenaient un ou plusieurs résidus de pesticides à des concentrations inférieures ou égales aux teneurs maximales en résidus (LMR) légalement autorisées ; 179 (soit 1,6 %), contenaient des concentrations de résidus supérieures aux LMR légalement autorisées. Parmi ceux-ci, 80, soit 0,7 % de l’ensemble des échantillons ont été jugés non conformes, compte tenu également de l’incertitude de mesure. Pour les produits d’origine végétale, les taux de dépassement des LMR les plus élevés ont été identifiés pour les résidus de pesticides trouvés dans le riz et les poires, suivis par les haricots secs, les carottes, le seigle, les kiwis, les pommes de terre, les oranges, le chou-fleur et les oignons. Pour le riz, des dépassements de LMR ont été enregistrés dans 48 échantillons, dont 28 provenaient d’Asie du Sud-Est, la plupart d’Inde (21).

Les experts de l’EFSA expliquent que les pesticides non autorisés dans l’UE ne doivent pas être trouvés dans des échantillons cultivés dans l’UE. Toutefois, estiment-ils, ils peuvent être utilisés dans les pays tiers pour autant qu’ils ne dépassent pas la limite légale à l’entrée sur le marché de l’UE.

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Sur la base de l’analyse des résultats pour l’année 2017, l’EFSA a estimé que, pour les échantillons analysés, la probabilité que les citoyens européens soient exposés à des niveaux de résidus de pesticides susceptibles d’entraîner des effets négatifs sur la santé est faible. Mais elle a toutefois formulé plusieurs recommandations visant à accroître l’efficacité des systèmes de contrôle européens afin de garantir un niveau de protection élevé et permanent des consommateurs.