Le député Adrien Morenas (LREM, Vaucluse), président-rapporteur de la Mission d’information parlementaire sur la ressource en eau, a remis le 20 juin un rapport favorable à « la création ou l’amélioration d’ouvrages, en particulier de retenues ». Le soutien des étiages en été est « une nécessité évidente pour maintenir une quantité minimale d’eau dans les cours d’eau nécessaire à la vie », affirment les auteurs. « Cette action implique la création ou l’amélioration d’ouvrages, en particulier de retenues. Une action de communication et de concertation de grande ampleur doit être engagée pour éviter que des résistances trop grandes ne bloquent les projets qui ne doivent pas apparaître comme réservés à un nombre limité d’agriculteurs, mais comme une action favorable à l’environnement et à la santé publique. » Dans le même chapitre d’action en faveur de la biodiversité et de la gestion quantitative de l’eau, le rapport estime qu’« un plan national de préparation au changement climatique (comme l’a fait la Corse) intégrant la question du soutien des étiages doit être élaboré dans une optique environnementale ». « Le rôle essentiel des retenues d’eau doit être réaffirmé », poursuit-il.
Au niveau européen, les parlementaires veulent « faire de la lutte contre les pollutions diffuses un impératif absolu et prioritaire sur toute autre considération de politique agricole » en intégrant des règles de bonnes pratiques agricoles dans le calcul des aides Pac. Ils proposent aussi d’« autoriser les États à refuser l’entrée sur leur territoire de fruits et légumes ayant été traités avec des produits phytosanitaires incompatibles avec la lutte contre les pollutions agricoles diffuses » et dont l’usage est interdit sur le marché domestique.
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Au titre de l’action en faveur des zones rurales, le rapport affirme que les préfectures doivent, dans le cadre de l’exercice du pouvoir de police, « veiller au strict respect de la protection des périmètres de captages, mais en contrepartie, les agriculteurs doivent être mieux indemnisés et accompagnés pour les contraintes subies ».
« Faire de la lutte contre les pollutions diffuses un impératif absolu"