Dans une lettre en réponse aux inquiétudes exprimées par le Copa-Cogeca (organisations et coopératives agricoles de l’UE) concernant les restrictions phytosanitaires imposées par l’Ukraine, la Commission européenne demande de la patience. L’accord de libre-échange approfondi et complet entre l’Ukraine et l’UE est entré en application le 1er janvier. Dans ce courrier du 18 mars, les commissaires Cecilia Malmström (commerce), Vytenis Andriukaitis (santé) et Phil Hogan (agriculture) indiquent avoir déjà exprimé leurs préoccupations auprès des autorités ukrainiennes, estimant que les mesures mises en place sont disproportionnées, bien trop restrictives et discriminatoires. Mais, préviennent-ils, « il faut reconnaître que des efforts ont été faits », notamment en ce qui concerne l’ESB. L’Ukraine est dans une phase de révision de sa législation en matière d’importation d’animaux vivants et de produits animaux et « nous avons bon espoir que les problèmes actuels seront résolus une fois que la nouvelle législation aura été adoptée ».
Le Copa-Cogeca dénonce notamment les restrictions imposées sur le porc de l’UE en raison des cas de fièvre porcine africaine découverts en Pologne et dans les pays baltes, mais également sur les fromages bloqués pour des raisons techniques.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
L’Ukraine va très prochainement soumettre une stratégie sanitaire et phytosanitaire, précise la Commission. Une fois approuvée, celle-ci servira de référence pour le rapprochement de sa législation vis-à-vis des exigences de l’UE. « Un rapprochement qui sera bénéfique à l’Ukraine pour accéder aux marchés qui reconnaissent le système européen de contrôle mais aussi à l’UE pour résoudre les problèmes d’accès au marché ukrainien », assurent les commissaires.