Abonné

Retenues d’eau : le gouvernement « preneur d’une proposition de loi » selon Didier Guillaume

- - 3 min

À l’occasion des questions du Sénat au gouvernement, le 23 juillet, le ministre de l’Agriculture a affirmé que le gouvernement était « preneur d’une proposition de loi ou d’un rajout dans une proposition de loi », pour sécuriser juridiquement les projets de retenue d’eau en place. « Le problème auquel nous sommes confrontés […], c’est qu’à chaque fois qu’il y a un projet, il y a d’abord un comité de défense qui se met en place avant que le projet ne soit connu, puis dès que le projet est en place, un recours au tribunal administratif qui fait que cela fait parfois sauter les décisions. C’est pourquoi le gouvernement est preneur d’une proposition de loi ou d’un rajout dans une proposition de loi pour pouvoir permettre de tenir (sic) », a déclaré Didier Guillaume. Le ministre a rappelé au passage les faits suivants : « Il y a eu en Charente-maritime et dans les Deux Sèvres une décision qui a été attaquée, le gouvernement a fait appel ». « On sort du dogmatisme de la gestion de l’eau », s’est félicité le 24 juillet, le président du Sénat Gérard Larcher (LR), interrogé par l’AFP. « Je crois qu’il y a une prise de conscience qui permet de sortir du dogmatisme des uns ou d’une forme d’immobilisme des autres ».

Les retenues d’eau ne sont « pas la panacée », avait quant à elle déclaré Emmanuelle Wargon, la secrétaire d’État à la Transition écologique, le 23 juillet après la réunion de la commission de suivi hydrologique du Comité national de l’eau. « Les retenues d’eau peuvent être un bon outil pour favoriser un partage équitable avec les agriculteurs, mais seulement dans un projet plus global dans lequel notre premier objectif est d’économiser l’eau », a-t-elle déclaré à la presse. « Les retenues d’eau ce n’est pas la panacée, ce n’est pas la réponse qui permet de ne pas faire le travail sur l’économie. Il faut d’abord travailler sur les besoins et peut-être réfléchir à l’évolution des cultures. Et quand on a réfléchi aux besoins et qu’on pense qu’ils sont soutenables à l’échelle d’un territoire, alors on peut mettre en place des retenues d’eau », a-t-elle ajouté.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

« On sort du dogmatisme de la gestion de l’eau », selon Gérard Larcher