Abonné

Retour aux comportements normaux selon l’Unaf, mais…

- - 2 min

Avec une production d’environ 20 000 tonnes par an (50% de la consommation), devenue stable en 2006, la France ne retrouve pas l’âge d’or de l’apiculture qui a duré de 1975 à 1995, selon Henri Clément, président de l’Unaf (Union nationale de l’apiculture française). Pour autant, le président de l’Unaf estime qu’on « a assisté l’an dernier au retour à des comportements naturels chez les abeilles. Il n’y a plus de phénomène massif de dépopulation. »

Dans la campagne française, une nouvelle menace est apparue depuis deux ans. Un frelon venu d’Asie – avec des marchandises vraisemblablement – qui se nourrit essentiellement d’abeilles, a déjà envahi six départements du Sud-Ouest où il fait des ravages importants dans les ruchers. Des recherches sont en cours pour trouver des parades, telles que prédateurs naturels, pièges à phéromones…

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

apiculture
Suivi
Suivre
consommation
Suivi
Suivre

En attendant, les apiculteurs continuent d’être critiques à l’égard de l’impact des pesticides sur leurs productions. « La procédure d’homologation des pesticides est devenue obsolète compte tenu de l’évolution des produits phytosanitaires, notamment les systémiques », a expliqué Henri Clément. « Le fipronil (matière active du Régent) est en discussion au niveau européen. La Commission préconise la non-inscription sur la liste positive (produits autorisés). L’imidaclopride (matière active du Gaucho) est en examen également à Bruxelles. L’Unaf sera vigilante sur le devenir de ces produits », a poursuivi Henri Clément.

Paradoxalement, les abeilles semblent mieux vivre en ville qu’à la campagne. C’est ce que traduit le réseau « Abeilles sentinelles de l’environnement » qui prend de l’ampleur d’année en année. Les taux de mortalité restent dans la norme en ville (5%) et la récolte de miel également (30 à 40 kg par ruche et par an). Les résultats portent sur une cinquantaine de villes françaises qui placent des ruches dans leurs parcs et jardins ou sur les toits de bâtiments officiels. Elles devraient être une centaine d’ici 2009. D’autres pays de l’UE veulent suivre le mouvement, ainsi que des pays du Maghreb.