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Biotechnologies Retour de l’Allemagne parmi les pays favorables aux OGM

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Alors que Berlin s’abstenait systématiquement lors des votes sur les OGM ces dernières années, la ministre allemande de l’agriculture, Ilse Aigner, s’est prononcée, lors du Conseil agricole du 20 novembre, pour la mise sur le marché du maïs OGM Mir 604. Ce revirement n’a toutefois pas changé radicalement l’issue du vote.

Les ministres européens de l’agriculture ne sont pas parvenus, comme prévu (1), à dégager de majorité qualifiée pour ou contre l’autorisation de mise sur le marché du maïs OGM Mir 604, le 20 novembre, lors du Conseil agricole. Ce maïs devrait donc rapidement obtenir un certificat de commercialisation délivré par la Commission européenne, qui peut à présent prendre seule la décision. Lors du vote, l’Allemagne ne s’est pas abstenue comme elle le faisait en raison des divisions sur ce sujet au sein de la précédente majorité gouvernementale. Le nouveau gouvernement de la chancelière allemande, Angela Merkel, a donc choisi de se montrer moins récalcitrant à l’égard des OGM et de voter en faveur de la commercialisation du Mir 604, qui est à l’origine du blocage des importations de soja en provenance des Etats-Unis.

Bientôt une proposition sur la « tolérance zéro »
Découvert à l’état de traces dans plusieurs cargaisons de soja américain, ce maïs a provoqué de fortes perturbations du commerce transatlantique durant l’été, l’Union européenne refusant l’accès à son marché à toute marchandise contenant des OGM qui n’ont pas encore obtenu d’autorisation, selon le principe de la « tolérance zéro ».
Présent à la place de son homologue à la santé lors du vote, le commissaire européenne à la pêche, Joe Borg, s’est dit déçu par l’indécision des Vingt-sept. Mais il a signalé que la nouvelle Commission européenne avait l’intention de présenter rapidement une proposition législative pour mettre un terme à ce principe de tolérance zéro.

Le député européen José Bové condamné en appel
Par ailleurs, le député européen écologiste, José Bové, a été condamné par la cour d’appel de Bordeaux (France), à un an de prison avec sursis, 18 mois de mise à l’épreuve et 12 000 euros d’amende en raison de sa participation à une opération de destruction d’un champ OGM. « On ne peut que s’étonner d’une amende si lourde pour des actions qui relèvent de l’acte militant », a déploré la députée européenne Eva Joly (Verts). « Alors que la France a depuis suspendu la culture du maïs génétiquement modifié Bt, que l’Allemagne a purement et simplement interdit sa culture invoquant légitimement le principe de précaution, ce jugement apparaît anachronique. A moins qu’il ne s’agisse là encore d’un avertissement à tous ceux qui souhaitent s’investir dans la vie de la cité », a-t-elle fait valoir.

(1) Voir n°3226 du 16/11/2009.

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