Un an après la parution du Réglement 2021/1372 autorisant l’introduction de protéines animales transformées (PAT) de porcs, volailles et insectes dans l’alimentation des monogastriques, aucune commande n’aurait été encore réalisée par les fabricants français d’alimentation animale, ont indiqué les professionnels du Snia lors d’une conférence de presse le 31 août. Selon le directeur du Snia, Stéphane Radet, le dossier pose plusieurs questions à la filière, qui ne sont pas tranchées et restent « à l’instruction ». Trois produits ont été autorisés, à base d’insectes, de protéines de volaille, et de protéines de porc. Les industriels s’interrogent tout d’abord sur leur capacité à valoriser ces nouvelles matières et sur « l’intérêt économique » à le faire dans un cadre réglementaire assez strict (non-croisement des espèces, traçabilité). « Il faudra des usines spécialisées, des élevages spécialisés et des camions spécialisés », résume Patrick Pageard, directeur général de Nutriciab. Deuxième question, et pas des moindres : « Nos clients en voudront-ils ? », s’interroge Stéphane Radet, qui alerte au passage sur des risques de distorsion de concurrence si la France venait à écarter leur usage tandis que d’autres États-membres y recourraient.
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