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Retour des grandes manœuvres

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Si rien n’est moins sûr qu’une reprise claire et franche de notre économie, on ne peut nier que l’appétit revient chez certains. Le monde financier et pas seulement aux Etats-Unis est à nouveau tenté par la bonne vieille recette des bonus – qu’ils soient ou non taxés - pour stimuler l’ingéniosité de ses traders et primer leurs prises de risques. Une fringale d’acquisitions réapparaît aussi dans les méga-firmes qui sont à même de faire redémarrer les grandes manœuvres. Dans l’alimentaire, c’est bien sûr l’assaut lancé depuis septembre par le groupe Kraft sur Cadbury qui alimente la chronique. A vrai dire, l’ambition de l’américain de devenir ainsi le deuxième groupe mondial derrière Nestlé a du mal à aboutir malgré l’accord vite obtenu de la Commission européenne et la neutralité de Nestlé acquise en lui cédant ses pizzas surgelées. En fait, le confiseur britannique a pu temporiser et dédaigner l’offre de Kraft tant que d’autres chevaliers blancs se présentaient. Maintenant que Ferrero renonce à faire tandem avec Hershey pour la contrer, on se rapproche peut-être du dénouement, s’il doit y en avoir un. En attendant, c’est la brasserie mondiale qui est le théâtre d’autres bagarres. Le numéro 3 mondial, Heineken, vient de remporter une manche sur ses concurrents, SABMiller, Kirin et même Diageo, en réussissant à s’emparer du groupe mexicain Femsa, dont le poids en Amérique latine complète les conquêtes du néerlandais en Asie. Plus près de nous, une autre issue se rapproche dans le monde des spiritueux, le rachat par Tereos de Quartier Français donnant peut-être à ses actionnaires le moyen de s’offrir Marie Brizard.

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