Deux dossiers agroindustriels ont largement occupé les media tout au long de la semaine et le feuilleton pour l’un comme pour l’autre est sans doute loin d’être terminé. Les enjeux dans les deux cas sont identiques, il s’agit de préserver les emplois, bien que les causes ne soient pas les mêmes. Concernant la fermeture de l’usine de Fralib, il s’agit d’une décision mûrement réfléchie de la part d’une multinationale étrangère dans le cadre de la révision de sa stratégie industrielle. Le site français en fait les frais. Dans le cas des poulets Doux, de l’avis de tous les observateurs, des erreurs de management sont largement responsables du fiasco actuel. Les actionnaires viennent d’en convenir et veulent reprendre la main, ce qui laisse perplexe sur leur non implication précédente pendant si longtemps. Mais ces deux dossiers mettent également en lumière certaines des fragilités de l’industrie agroalimentaire nationale. On y retrouve le manque de compétitivité lié à la vétusté de l’outil industriel et au sous investissement, les distorsions de concurrence avec d’autres pays étrangers souvent pour des raisons de salaires, des coûts de production ou un renchérissement des matières premières insuffisamment maitrisés, des choix stratégiques ratés. Autant de sujets de réflexions pour le ministre en charge du Redressement productif, qui aura pour ses premiers travaux pratiques deux cas d’école présentant tous les révélateurs des faiblesses d’une filière qui ne demande qu’à se redresser, consciente de ses faiblesses. Et sera d’autant plus attentive aux signaux qui lui seront adressés.

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