L’AGPB (producteurs de blé) a pointé le 18 décembre le niveau « dramatiquement faible » du revenu moyen disponible par céréalier en 2017. « Le céréalier moyen arrive à peine à se dégager l’équivalent d’un Smic », note dans un communiqué le président Philippe Pinta, suite à la publication des comptes de l’Agriculture. Après soustraction des cotisations sociales, le résultat 2017 atteint 14 000 euros dans le secteur, indique l’AGPB. Cela alors que, sur la période 2013-17, il a représenté seulement 5 000 euros/an, d’après ses chiffres. « L’augmentation prévue de la RPD (Redevance pour pollutions diffuses), par rapport à cette moyenne, majorera les charges des céréaliers de 1 500 euros par an, c’est donc 30 % du résultat. C’est inacceptable ! », clame l’AGPB. Elle dénonce avec l’AGPM (maïs), la CGB (betteraves) et la Fop (oléoprotéagineux) une « écologie punitive », qui avec la suppression des remises rabais ristournes, la séparation du conseil et de la vente de phytos, l’impact de la suppression de certains phytos, génère « plusieurs centaines de millions de charges », selon un communiqué commun le 19 décembre.
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