Il y a, dans la vie de l'agriculture, des révolutions douloureuses, vives, qui provoquent des réactions parfois justifiées, d'inquiétude. La révolution de l'élevage qui est en cours est de celles-là. Les éleveurs le font suffisamment savoir. La filière est désorganisée, les opérateurs ne sont pas compétitifs et les éleveurs n'ont plus un sou à investir dans leurs outils de production. A qui la faute ? Surtout à la filière et à l'égoïsme général qui règne dans les entreprises.

Et puis il y a des révolutions tout aussi, voire plus fondamentales, mais silencieuses : exemple, celle du Big data, autrement dit de la gestion de données en très grand nombre. Des technologies qui pourraient profondément influer sur la compétitivité des exploitations, sur l'utilisation des technologies. Et qui pourraient reléguer des techniques telles que les OGM au rang de recettes de nos grand-mères. Bien sûr, il y aura les habituels réfractaires. Ceux qui ne voudront pas voir les atouts étonnants de ces techniques propres et qui joueront les pleureurs : « on n'est plus maîtres chez soi » « les grosses multinationales américaines vont nous envahir ! », etc. Les larmes de ceux qui prônent des « exceptions agri-culturelles » plutôt que d'essayer de prendre le train en marche tant qu'il n'avance pas à la vitesse d'un TGV.

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Mais il est temps de le prendre, ce train. Quelques coopératives y investissent. Mais le mouvement devrait être plus général, plus ambitieux. Faute de quoi la révolution silencieuse d'aujourd'hui deviendra une révolution douloureuse.