Difficile d’imaginer, comme continue de le prévoir – au moins en apparence – la Commission de Bruxelles, une réforme de la Pac finalisée à temps pour entrer en vigueur en 2021. La sortie du Royaume-Uni de l’UE et les marchandages sur le prochain budget de l’Union qui s’ensuivront, ainsi que le renouvellement du Parlement européen et du collège des commissaires en 2019, risquent d’empêcher les discussions des ministres de l’agriculture de réellement s’engager avant ces échéances. Mais les États membres ne semblent pas non plus extrêmement pressés de voir mise en œuvre une nouvelle réforme. Sur le fond, à part quelques instruments pour aider les producteurs à faire face à la volatilité des marchés, ils n’en attendent pas beaucoup. Ils veulent surtout une simplification de la réglementation – notamment du dispositif de verdissement – qui, en vertu de la subsidiarité, leur donnerait plus de liberté pour mettre en œuvre comme ils l’entendent le cadre européen. Finalement, ils pourraient se satisfaire encore quelque temps de la législation en place, la Commission européenne ayant entrepris depuis déjà plus d’un an un vaste chantier de simplification qui est loin d’être terminé (le règlement dit omnibus est toujours en discussion et de nouvelles propositions sont attendues pour avril). Il est donc urgent d’attendre.

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