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Utiliser pour la méthanisation des cultures intercalaires non alimentaires balaie la question de la concurrence entre biomasse énergie et cultures alimentaires. Mais elle en pose une autre, celle de la concurrence pour le carbone « frais », avertit Konrad Schreiber, de l’Institut de l’agriculture durable. Fervent défenseur de l’agriculture de conservation, il s’alarme du risque de vouloir, pour optimiser cette biomasse intercalaire, exporter tout le carbone. Au risque de passer à côté d’une agriculture réellement durable, au nom de l’écologie. Car le carbone est nécessaire, sous forme fraîche aux vers de terre, puis à toute la chaîne biologique du sol.
Pour Konrad Schreiber, la fertilisation azotée minérale comme le lisier ou le fumier sautent le maillon lombric pour nourrir uniquement les bactéries, au risque d’affecter ce bon fonctionnement des sols, garant des rendements et de la lutte contre les pollutions.
Il défend une agriculture qui « nourrisse trois fois : une fois le sol, une fois l’homme et une fois le méthaniseur. » Et de conclure que la solution est à trouver hors du champ de la pratique « conventionnelle » de l’agriculture (bio ou non), qui ne respecte pas le sol.
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