Les dirigeants des organisations professionnelles et coopératives de l’UE (Copa-Cogeca) et du Japon (JA Zenchu) ont voulu, lors d’une conférence de presse commune le 10 avril à Bruxelles, « attirer l’attention des décideurs politiques et du public sur les dangers que font peser les récentes évolutions des négociations à l’OMC ».
Selon ces organisations, « l’accord actuellement en discussion entraînerait une réduction de la production agricole du Japon et de l’UE et accroîtrait encore davantage la dépendance des consommateurs vis-à-vis des importations. Il les exposerait également bien plus à la volatilité croissante des prix des denrées alimentaires sur les marchés mondiaux prévue pour les prochaines années ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Dans le même sens, le Mouvement pour une organisation mondiale de l’agriculture (Momagri) a présenté, le 8 avril à Bruxelles, les premiers résultats d’un modèle économique « démontrant qu’une libéralisation (des échanges mondiaux) ne stabilisera pas les prix mais qu’elle tendra à amplifier leur instabilité ». En effet, selon cette analyse, « dans l’hypothèse d’une libéralisation totale des marchés en 2008, les simulations obtenues sur les grandes cultures, les céréales et sur les productions bovines concluent à une forte amplification de la volatilité pour les premières et un effondrement des prix pour les secondes ».
De plus, ajoute le Moma, « une libéralisation non régulée, en augmentant le poids des spéculateurs financiers, amplifie encore la volatilité des prix. C’est ce que prouve un indicateur inédit qui illustre la relation entre pourcentage de spéculateurs financiers et accroissement de la volatilité des prix agricoles. On ne peut donc plus affirmer qu’une libéralisation accrue, associée à une demande soutenue, garantirait des prix stables à un niveau rémunérateur ».