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ANSES/Sécurité alimentaire Risques microbiogiques et nanomatériaux au programme de travail de l’Anses

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Le risque microbiologique dans l’alimentation sera l’un des trois thèmes phares de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour 2012, avec les nanomatériaux et la santé des abeilles.

Suite à la crise escherichia coli du printemps en Allemagne et, dans une moindre mesure, en France, ainsi qu’à des épisodes de contamination de produits végétaux aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, l’Anses va se pencher, en 2012, sur les risques microbiologiques dans l’alimentation. Elle va ainsi mettre en place un observatoire de l’alimentation et souhaite notamment utiliser les données d’autocontrôle des entreprises. Dans un premier temps, le travail va consister à proposer un cadre juridique, identifier les aliments et agents microbiens à surveiller en priorité et proposer des indicateurs de qualité. Un guide d’information du consommateur expliquant les bonnes pratiques en matière d’hygiène alimentaire doit également être publié. Enfin, l’Anses veut axer certains de ses travaux de recherche sur le diagnostic et la surveillance de certains pathogènes alimentaires (E. coli, campylobacter).

Deux autres axes : nanomatériaux et santé des abeilles
Autre axe du programme de travail de l’Anses, les nanomatériaux, sujet sur lequel l’agence va installer un groupe de travail pérenne « Nanomatériaux et santé – alimentation, environnement, travail ». Dans ce domaine, qui fait l’objet de grandes incertitudes scientifiques, l’Anses veut notamment construire une méthode d’évaluation des risques. Dernier axe majeur défini pour cette année 2012, la santé des abeilles, sujet sur lequel l’Anses a récemment obtenu un mandat de laboratoire de référence de l’Union européenne. Il s’agira d’objectiver la santé des abeilles, d’évaluer les risques des produits phytosanitaires et de mieux comprendre les causes de leur surmortalité.

Poursuite des travaux sur les contaminants alimentaires et les perturbateurs endocriniens
L’agence poursuit également les chantiers engagés. Parmi lesquels la lutte contre l’antibiorésistance animale en proposant des bonnes pratiques, l’étude des contaminants de l’alimentation, avec la participation à l’élaboration d’une étude européenne et la volonté d’approfondir le travail concernant certaines substances et de s’intéresser particulièrement à certaines populations, à commencer par les enfants de moins de trois ans. Enfin, l’Anses poursuit le travail d’évaluation des risques liés aux perturbateurs endocriniens. Concernant le bisphénol A, un rapport doit sortir à l’automne prochain, qui intégrera les connaissances relatives à l’exposition. L’Anses indique également qu’elle a pour l’instant reçu assez peu de contributions concernant d’éventuels substituts, mais que l’industrie s’est saisie du sujet.

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