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Riz cambodgien et birman : Bruxelles recommande le rétablissement du droit européen de 175 €/tonne

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« Le riz indica du Cambodge et de la Birmanie est importé dans des quantités et à des prix qui causent de sérieuses difficultés au secteur de production de l’UE ; par conséquent, des mesures de sauvegarde sont justifiées », conclut l’enquête lancée en mars par la Commission de Bruxelles (1). Celle-ci recommande le rétablissement du droit de douane de 175 €/tonne sur le riz provenant de ces deux pays qui est importé en franchise en vertu du schéma européen de préférences tarifaires généralisées. Ce droit devrait, selon elle, être ré-introduit pour une période de trois ans, mais progressivement réduit à 150 €/t la 2e année et 125 €/t la 3e.

Après avoir reçu les commentaires des parties intéressées, Bruxelles consultera le 4 décembre les experts des États membres, et l’enquête sera formellement conclue début 2019, selon le calendrier présenté le 12 novembre par un représentant de l’exécutif de l’UE à la commission de l’agriculture du Parlement européen.

Hausse des quantités, baisse des prix

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Les importations de riz indica cambodgien ont atteint 249 000 tonnes en 2016-2017, contre 163 000 t en 2012-2013, soit 25,1 % du total des importations de l’UE (contre 15,4 %), selon l’enquête de sauvegarde de Bruxelles. Celles en provenance de la Birmanie sont passées dans le même temps de 2 000 t à 62 000 t, soit 6,3 % des importations en totales (contre 0,2 %).

Sur la période, les prix du riz cambodgien ont diminué de 6 % et ceux du riz birman de 3 %, pour se retrouver à un niveau inférieur de respectivement 22 % et 43 % aux prix dans l’UE.

(1) Voir n° 3667 du 12/11/18