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Riz : l’Italie pousse pour une clause de sauvegarde automatique dans le SPG

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À l’occasion de la réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE du 23 septembre, l’Italie a plaidé, sous points divers, pour la mise en place d’une clause de sauvegarde automatique concernant les importations de riz dans le cadre de la révision du système de préférences généralisées (SPG) mais également de l’initiative « Tout sauf les armes » (TSA). Selon Rome, le secteur européen du riz est mis en difficulté en raison de l’application d’un droit zéro aux importations – principalement en provenance du Cambodge et du Myanmar. Et d’ajouter que le mécanisme de sauvegarde générale actuellement prévu par le règlement SPG ne permet pas un déclenchement de la mesure en temps utile. Cette prise de parole a notamment été soutenue par la Bulgarie, l’Espagne la Grèce, le Portugal, la Roumanie. La France a évoqué l’hypothèse de l’activation de l’article 30 du règlement visant à suspendre les régimes préférentiels. Seules voix dissonantes, l’Allemagne et le Danemark qui ont mis en avant la nécessité de ne pas mettre à mal le développement de ces pays.

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Si le commissaire européen à l’Agriculture n’a pas pu s’exprimer au cours de ce débat, Bruxelles reste opposée à cette demande de clause de sauvegarde automatique. L’exécutif européen estime notamment qu’« isoler un produit spécifique va à l’encontre de la nature non discriminatoire du règlement SPG » et aurait pour conséquence de créer « de facto des mesures ciblant des bénéficiaires spécifiques ». La révision du SPG est de toute façon à l’arrêt depuis plus d’un an et la question de l’accès au marché pour le secteur du riz reste un des points de blocage. D’ailleurs, face à l’échec des négociations interinstitutionnelles et afin d’éviter la fin des préférences, la décision a été prise en fin d’année 2023 de proroger le SPG jusqu’au 31 décembre 2027. Cette prolongation doit permettre d’offrir davantage de temps aux colégislateurs pour parvenir à un accord.