La Commission européenne a décidé le 16 janvier de déclencher la clause de sauvegarde sur le riz indica provenant du Cambodge et de la Birmanie, qui entre pour l’instant en franchise sur le marché de l’UE, en lui réimposant à compter du 18 janvier et pour trois ans un droit de douane de 175 €/tonne progressivement réduit à 150 €/t en 2020 et 125 €/t en 2021. Au cours de son enquête ouverte en mars 2018, Bruxelles a constaté que les importations – à bas prix – de riz en provenance de ces deux pays avaient progressé de 89 % sur les cinq campagnes précédentes, ce qui a causé de sérieux problèmes aux producteurs de l’UE puisque leur part du marché européen est tombée de 61 % à 29 %.
Les experts des Vingt-huit n’étaient pas parvenus, début décembre, à dégager une majorité pour ou contre le projet de déclenchement de la clause de sauvegarde qui a donc été adopté par la Commission le 16 janvier (1).
Cette mesure a été demandée initialement en février 2018 par l’Italie qui a reçu l’appui de tous les autres États membres producteurs de riz (Espagne, France, Portugal, Grèce, Hongrie, Roumanie et Bulgarie).
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« Une nouvelle phase commence pour l’ensemble du secteur, après des années de protestations », a commenté le ministre italien de l’agriculture, Gian Marco Centinaio.
Une question orale à la Commission européenne sur ce dossier était inscrite le 17 janvier à l’ordre du jour de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg.
(1) Voir n° 3671 du 10/12/18