Une étude parue le 14 août dans la revue Current Biology montre que les variétés traditionnelles de riz présentent une plus grande diversité génétique que les variétés modernes, ce qui leur confère une meilleure résistance aux maladies. Les chercheurs du laboratoire international Plantomix (1) ont étudié, chez neuf variétés traditionnelles et onze modernes, la diversité des récepteurs NLR, qui interviennent dans la réponse immunitaire à la pyriculariose (brunissure du riz). Leur conclusion : « Neuf plants individuels d’une variété traditionnelle peuvent posséder autant de diversité de NLR que ce qui peut être trouvé parmi des milliards d’individus d’une variété japonica moderne ».
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D’après les chercheurs, « la sélection équilibrée [pratiquée pour les variétés anciennes] contribue significativement à la forte diversité en NLR ». Associée à des méthodes de culture extensives (peu d’apports d’azote), cette diversité accrue pourrait expliquer que, contrairement aux lignées modernes, « les variétés de riz locales présentent rarement des pertes sévères dues à la maladie », comme observé dans les rizières en terrasses de Yuanyang (sud-ouest de la Chine). « La conservation des variétés traditionnelles est donc cruciale pour assurer la sécurité alimentaire », conclut l’étude. Au contraire, « le manque de diversité dans les variétés modernes est la preuve d’une érosion génétique substantielle », estiment les chercheurs. Une uniformité génétique qui pourrait provoquer des « conséquences […] négatives pour la durabilité à long terme du riz résistant aux maladies ».