Les services de la Commission européenne auraient déjà clôturé l’enquête de sauvegarde ouverte en mars sur le riz importé en franchise du Cambodge et de la Birmanie dans le cadre du schéma de préférences tarifaires généralisées de l’UE, et conclu à la nécessité de rétablir pendant trois ans les droits de douane sur ces produits. « C’est un résultat important qui reconnaît les dommages économiques causés à notre pays par ces importations », s’est en tout cas félicité le 6 novembre le ministre italien de l’agriculture, Gian Marco Centinaio.
L’enquête avait été lancée à la demande de l’Italie (1). Selon elle, les importations de riz en provenance du Cambodge et de la Birmanie ont progressé à tel point que leurs parts du marché communautaire sont passées respectivement de 13 % à 21 % et de 0 % à 5 % au cours des cinq dernières campagnes. Et ce, à des prix sensiblement inférieurs à ceux des producteurs européens.
Par ailleurs, la commissaire européenne au commerce Cecilia Malmström a annoncé début octobre que le Cambodge est sur le point de perdre l’accès libre de ses exportations au marché de l’UE dont il bénéficie au titre de l’initiative Tout sauf les armes (TSA), et qu’il pourrait en être de même pour la Birmanie (2). Motifs : la « nette détérioration des droits de l’homme et du travail » au Cambodge et la situation de la minorité Rohingya en Birmanie.
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(1) Voir n° 3637 du 26/03/18
(2) Voir n° 3663 du 15/10/18