La montée des eaux salées sur les terres cultivées pourrait engendrer pour le Vietnam une perte annuelle de près de 3 milliards de dollars (Md$) de récoltes, a rapporté le 17 mars le site internet d’informations contrôlé par l’État, VNExpress. Les dégâts sont concentrés dans la région du Delta du Mékong, surnommée « le bol de riz du Vietnam », car c’est lui qui produit la nourriture de dizaines de millions de personnes, selon le média, qui cite une étude d’un institut scientifique dédié aux ressources en eau rattaché au ministère de l’Environnement. Les niveaux d’eaux salées sont souvent plus élevés à la saison sèche, mais ils s’intensifient encore avec la montée du niveau de la mer, les sécheresses, les variations de marée et le manque d’apport d’eau douce en amont, conduisant à une perte de 2,94 Md$ de récoltes, d’après l’étude. La situation de la province de Ca Mau, la plus au sud, est la plus critique, avec une perte estimée à 665 millions de dollars (M$). « Avec le scénario actuel, ce sont 29 % des arbres fruitiers qui seraient touchés » et « 14 % pour le riz », tandis que le secteur de la pêche reculerait de 30 % avec des pertes évaluées à 840 M$, poursuit l’étude. Plus tôt ce mois-ci, le département des ressources en eau avait déjà averti que la montée des eaux salées pourrait affecter 80 000 ha de riz et de fruits dans le delta du Mékong.
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