La jeune marque bordelaise Robin des Bio commercialise une gamme de petits pots bébé bio à partir d’ingrédients cultivés à moins de 100 km. Elle compte écouler 25 000 pots en 2021 sur un créneau de l’alimentation infantile biologique en croissance.
Dans un marché de l’alimentation infantile en baisse structurelle depuis des années, les produits biologiques sont les seuls à connaître une hausse de leurs ventes. Et sur ce créneau, à côté de Hipp et BabyBio, les deux spécialistes du babyfood bio, Robin des Bio cherche à jouer sa propre partition depuis son lancement commercial à l’été 2019. « Nous avons créé Robin des Bio pour offrir des produits dont tous les ingrédients sont locaux, c’est-à-dire produits à moins de 100 kilomètres du site de transformation », explique Clément Noton, co-fondateur de la marque Robin des bio, avec Romaric Bourlès. Ceci présente l’avantage de réduire l’impact environnemental des produits qui ne voyagent pas sur des centaines de kilomètres. Une démarche possible pour la jeune marque en raison des productions agricoles présentes autour de Bordeaux où est basée la société.
La gamme actuelle (pour les bébés à partir de 4, 7 ou 10 mois) est confectionnée uniquement à base de végétaux (légumes et protéines), pour des raisons essentiellement nutritionnelles. « Nous recommandons nos petits pots pour le repas du soir, en complément du repas du midi au cours duquel les bébés ont déjà consommé de la protéine animale, comme c’est souvent le cas s’ils sont accueillis en collectivité », explique Clément Noton. La marque n’est pas fermée à l’idée de développer des recettes avec les produits animaux, mais l’approvisionnement à moins de 100 km, s’il est possible pour la viande, sera peut-être plus complexe pour le poisson.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Production locale dans un Esat
Pour la fabrication de ses neuf recettes, Robin des Bio s’appuie sur deux sous-traitants : une conserverie au nord de Bordeaux et un Esat dans le sud de la Gironde, à Captieux. 10 000 pots ont été écoulés en 2020, moins que les volumes espérés à cause de la Covid-19, dans les magasins spécialisés biologiques et les pharmacies autour de Bordeaux. Les produits sont aussi disponibles sur le e-shop Pour De Bon et livrables localement à vélo. « En 2021, nous voulons produire 25 000 pots, lancer deux recettes en plus et étendre notre zone de diffusion à l’échelle de la région Nouvelle-Aquitaine », prévoit Clément Noton. La société est actuellement autofinancée par ses deux actionnaires fondateurs qui ont mené une levée de fonds limitée (6 000 euros) sur la plateforme Tudigo en avril 2020 pour lancer deux recettes.