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Rolmer s’oriente de plus en plus vers les MDD

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Désormais contrôlé par le fonds French Food Capital et dirigé par Éric Levet, Rolmer profite de l’engouement pour le snacking ou la cuisine à la plancha. Son offre de produits de la mer actuelle parie de plus sur les produits à marques de distributeurs à même d’offrir des volumes importants.

Rolmer vient de changer de mains : c’est désormais le fonds sectoriel French Food Capital qui détient la majorité du capital, aux côtés d’Eric Levet (Financière Darville), qui en prend la présidence. Cet ancien de Blini et de Locafrais prend la suite de Laurent Mauray, qui détenait et dirigeait l’entreprise qu’il avait relancée depuis 2013.

« Ces dernières années, Rolmer a connu une croissance régulière de l’ordre de 10 % par an, pour atteindre un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros en 2020 », explique Éric Levet. Le nouveau directeur général indique également que l’entreprise est en bonne santé, sans plus s’étendre sur le niveau de rentabilité, précisant juste qu’elle bénéficie régulièrement d’investissements. Ainsi « en 2021, nous avons réalisé un investissement important pour nous lancer dans une nouvelle technologie : la surgélation, grâce à un tunnel de surgélation installé en bout de chaîne de production », poursuit-il. La société peut s’appuyer sur son site de découpe, préparation et assemblage de poissons situé à Challans (Vendée), qui s’étend sur 4700 m2 et emploie 150 personnes.

De l’ultra-frais au surgelé

Ces derniers temps, Rolmer s’est appuyé sur ses gammes de produits frais et ultra-frais à base de poisson, qui peuvent être consommés comme snacking apéritifs ou être cuits à la plancha, pour ce qui concerne les brochettes de poisson. La société vendéenne, qui se présente comme le principal fabricant de brochettes, rôtis, carpaccio et tartare à base de poisson en France, assure la présence de ses produits dans les principales enseignes de la grande distribution nationale ainsi que Delhaize en Belgique. « Nous vendons majoritairement sous marques de distributeurs et cela va être de plus en plus le cas à l’avenir », annonce Éric Levet, qui ne prévoit pas d’appuyer sa marque en grande distribution.

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Produits de la mer
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La même logique est appliquée pour le développement des produits surgelés. « Nous nous sommes dotés d’un équipement de surgélation afin de pouvoir répondre à l’appel d’offres de Picard, qui est notre premier client avec notre tartare de saumon », poursuit-il. À l’avenir, Rolmer entend bien développer cette offre avec une technologie qui lui permet de se lancer à l’export en Europe, et même outre-Atlantique, grâce aux dates limites de conservation bien plus longues que pour les produits frais. La restauration hors domicile fait aussi partie des nouveaux canaux de distribution à conquérir, au même titre que le catering aérien.

Pour les prochains exercices, Éric Levet prévoit de poursuivre la hausse des ventes à un rythme soutenu permettant d’atteindre un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros dans deux ans, puis 40 millions d’euros dans cinq ans, rien qu’avec la croissance organique. « Nous pourrions réaliser des opérations de croissance externe en restant toujours dans le domaine des produits du traiteur de la mer qui est notre domaine d’expertise », ajoute néanmoins Éric Levet.

« Nous vendons majoritairement sous marques de distributeurs et cela va être de plus en plus le cas à l’avenir »