Si la décision du tribunal administratif de Lyon du 15 janvier de retirer de la vente le Round up 360 n’a pour, l’instant, que peu d’incidence sur l’agriculture, les syndicats s’inquiètent des conséquences d’une telle décision. La FNSEA et les JA ont ainsi appelé, le 21 janvier, à un « meilleur encadrement du principe de précaution ».
« En confondant risque et danger, les juges ont tranché un débat scientifique et déjugé l’avis d’une agence indépendante dont le rôle est pourtant d’apporter son expertise scientifique », déplorent les syndicats majoritaires, qui craignent que « cette application abusive du principe de précaution » ne « bride la capacité de notre agriculture à être compétitive et la place en distorsion de concurrence.
Ils appellent « à une prise de conscience des décideurs politiques ». Côté gouvernement, Didier Guillaume a déclaré que la décision du tribunal de Lyon interdisant le Roundup Pro 360 n’avait « pas à être commentée », interrogé par le sénateur centriste Pierre Médevielle, lors d’une séance de questions au gouvernement le 22 janvier
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« Mon rôle et celui du gouvernement, c’est de protéger les Français et donner les moyens à l’agriculture de muter certes, mais de se développer, de continuer à être compétitive, à gagner des parts de marché à l’extérieur », a-t-il toutefois indiqué, appelant à ne « pas opposer décision de justice et décisions scientifiques, principe de précaution et rationalité ».
« Les juges ont tranché un débat scientifique »