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Roundup : une condamnation de Monsanto confirmée en appel en Californie

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Une cour d’appel de Californie a confirmé le 14 mai la condamnation de Monsanto dans le procès intenté par un retraité malade d’un cancer qu’il attribuait à l’utilisation du désherbant Roundup. La cour d’appel de San Francisco a refusé de revenir sur le cas d’Edwin Hardeman, comme le demandait Bayer, et a confirmé la condamnation du groupe à payer 25 millions de dollars de dommages et intérêts au retraité. M. Hardeman, qui avait été diagnostiqué d’un lymphome non-hodgkinien en 2015, attribue sa maladie à l’utilisation régulière du désherbant au glyphosate.

Edwin Hardeman a été un des premiers plaignants à attaquer Monsanto en justice, accusant l’herbicide qu’il avait utilisé sur sa grande propriété pendant vingt-cinq ans, de provoquer un cancer, et le groupe Monsanto de tromper les utilisateurs en affirmant que le produit au glyphosate était inoffensif. Au cours d’un premier appel en juillet 2019, les indemnités à verser à M. Hardeman avaient été révisées à la baisse. Un jugement initial en mars 2019 avait accordé 80 millions de dollars au plaignant, une somme réduite à 25 millions de dollars, dont 5 millions au titre d’indemnités compensatrices et 20 millions au titre de dommages punitifs.

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Racheté depuis par Bayer, Monsanto a toujours martelé qu’aucune étude n’avait conclu à la dangerosité du glyphosate et du Roundup, mis sur le marché dans les années soixante-dix. Devant la cour d’appel, Bayer contestait le verdict parce qu’il se fonde sur la loi de l’État californien alors que l’agence fédérale de la protection de l’environnement (EPA) estime que l’utilisation du Roundup ne mérite pas d’avertissement spécial contre le cancer. Le groupe s’est dit « déçu » par le jugement vendredi et indique continuer à « poursuivre toutes les options légales, y compris de soumettre le cas à la Cour suprême ».

Bayer envisage de soumettre le cas à la Cour suprême