Le gouvernement britannique devrait renoncer à appliquer dès le 30 avril, la plupart des vérifications sur les produits alimentaires importés en provenance de l’UE, rapporte le Financial Times le 18 avril. Une note confidentielle émanant du Defra (ministère britannique de l’Agriculture) indiquerait qu’il ne serait pas en mesure de mener les nouveaux contrôles. Il existerait un « risque important » de perturbations dans les ports britanniques dès le premier jour de mise en œuvre, liées à l’enregistrement des codes affiliés aux différentes catégories d’aliments. Le gouvernement évoque plutôt une « mise en œuvre progressive » : dans un premier temps, seuls les produits à « haut risque », comme la viande, et provenant de certains pays européens devraient être analysés, le temps que le système soit pleinement opérationnel, indique également le ministère dans sa note. Fin janvier, des certificats sanitaires et phytosanitaires sont déjà devenus obligatoires pour certains produits à « risque moyen » (fromages, beurres, crèmes, charcuterie, fleurs coupées, racines ou tubercules).
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Londres a déjà reporté à cinq reprises certaines formalités et contrôles des importations depuis janvier 2022. Le 11 octobre 2023, lors du troisième Comité commercial spécialisé dans les mesures sanitaires et phytosanitaires (réunissant les autorités européennes et britanniques), l’UE avait déjà exprimé ses préoccupations à l’égard des différents reports de la mise en œuvre des contrôles. Lors d’une plénière fin novembre, les eurodéputés avaient appelé la Commission européenne à « veiller à ce que l’Union et le Royaume-Uni collaborent étroitement en matière douanière » afin de « réduire au minimum les coûts administratifs et financiers pour l’ensemble des parties prenantes ». Côté britannique, ce sixième report rend la tâche compliquée pour les entreprises, qui ne savent pas quand les premiers contrôles démarreront.